Transmettre le français à Madagascar

Pour ce petit billet de blog, nous laissons la parole à Delphine qui nous parle de sa mission au sein d’établissements scolaires à Tananarive…

Aider à l’apprentissage du français

Je suis envoyée par le Défap – Service protestant de mission pour travailler au sein des établissements scolaires des FJKM (Fiangonan’i Jesoa Kristy eto Madagasikara = « L’Eglise de Jésus-Christ à Madagascar » ; c’est le nom de la très grande église réformée du pays). J’interviens dans trois établissements scolaires, dans des classes allant de la maternelle (petite section !) jusqu’à la terminale. L’objectif de ces interventions est d’améliorer la communication orale en français des élèves.

Au tableau, les traces d’un cours de géographie… en français !

À Madagascar, la langue officielle principale est le malgache et, dans la plupart des écoles, l’enseignement se fait dans cette langue. Toutefois, le français est une langue officielle secondaire utilisée dans l’administration ou le commerce. C’est aussi la langue dans laquelle se déroule l’enseignement à l’université. Son apprentissage est donc particulièrement important si l’on souhaite avoir une chance de pouvoir faire des études supérieures ou postuler pour certains postes. Ainsi, dans les établissements comme ceux de la FJKM, si la langue principale d’enseignement est le malgache, on donne une large place à l’apprentissage du français. 

Quelques défis…

Ma mission comporte plusieurs défis. D’une part, j’ai peu de temps avec les classes : il m’est demandé d’intervenir dans toutes les classes des trois établissements (pour que tout le monde puisse profiter de la présence de la vahaza !). Par conséquent, je ne peux passer que quelques séances dans l’année avec la même classe, ce qui limite les possibilités de suivi. D’autre part, certaines classes comptent plus de 50 élèves, et il n’est pas toujours simple de travailler l’oral avec autant d’élèves en même temps. Surtout que les élèves sont très timides lorsqu’il s’agit de s’exprimer devant le groupe. De plus, le niveau des élèves au sein d’une classe est assez disparate : certains sont bien à l’aise avec le français alors que d’autres comprennent difficilement les consignes. 

Malgré tout, j’aime relever des défis et j’ai du plaisir à travailler avec tous ces enfants. C’est une joie aussi de travailler dans des établissements où chaque heure de cours commence par la prière et chaque journée commence par un petit culte. Il n’y a donc aucun souci pour parler de Jésus-Christ à l’école !

Je vous laisse avec quelques images…

3 thoughts on “Transmettre le français à Madagascar

  1. Coucou, les cousins !!!
    Un grand merci pour les nouvelles que nous recevons régulièrement !!!
    Quel challenge pour Delphine, d’enseigner à des classes aussi nombreuses, mais quel bonheur de voir ces visages d’enfants si réjouis !!!
    GROS bisous et bon courage à vous quatre !!! Profitez bien de la douceur du climat, ici, c’est l’hiver (ou presque !) … Depuis plusieurs jours, les températures nocturnes sont négatives et les fruitiers ont pratiquement tous gelé … Même le lilas fait grise mine et ne s’épanouit pas (les fleurs ont gelé en bouton …)
    Malgré tout, le soleil fait sa réapparition et la météo annonce un temps plus clément dans les jours qui viennent.
    Nous pensons bien à vous !!! Que le Seigneur vous bénisse et vous garde !!!
    Affectueusement de Gauthier et Simone

  2. Merci de nous donner un aperçu de ton travail à Madagascar
    Bon courage à toi , chère Delphine , pour mener à bien ce défi. !
    On pense souvent à vous.
    Affection. AM&B

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