Confinés à Madagascar

Depuis plus de 3 mois, l’épidémie de COVID-19 affecte notre vie quotidienne et nos activités. Retour sur cette fin d’année (scolaire et académique) très particulière. 

La COVID-19 à Madagascar

Notre dernier post, daté du 25 avril, évoquait le déconfinement en cours à Madagascar et le très petit nombre de cas de COVID-19. Depuis cette date, l’épidémie s’est développée et, depuis 2 semaines environ, elle semble toucher particulièrement la capitale, Tananarive. Certes, les chiffres officiels sont encore très loin  de ce que l’on observe dans beaucoup de pays : 2500 cas positifs et 26 morts depuis le début de l’épidémie (au 3 juillet 2020). Toutefois, du fait des moyens limités de l’État, la capacité de test est relativement faible et les chiffres officiels sont donc forcément en deçà de la réalité.

Un « reconfinement » ne semble toutefois pas envisageable : celui-ci aurait des conséquences bien trop graves pour la population qui « survit » au jour le jour. Dans la capitale, les commerces et entreprises ont ainsi repris leurs activités. La police essaye de faire respecter les mesures barrières, tel que le port du masque, obligatoire dans la rue et les lieux publics. Les transports de voyageurs, nationaux et internationaux, restent interdits. Il n’est toujours pas possible de voyager entre les provinces de l’île, ni de sortir ou d’entrer dans le pays (sauf vols exceptionnels de rapatriement).

C’est donc un soixantenaire du « retour à l’indépendance » un peu triste qu’a vécu Madagascar le 26 juin dernier. Les grandes célébrations ont été reportées au 14 octobre, les feux d’artifice interdits. Cela tranche avec l’euphorie de l’année dernière (voir ici, pour rappel).

Une fin d’année masquée

Contrairement à la situation en France, nos enfants, Eve et Ethan, n’ont pas pu finir l’année à l’école : ils ont donc achevé cette année scolaire très particulière à la maison ; avec, toutefois, le privilège de pouvoir suivre les cours via Internet.

Delphine n’a pas repris les activités au sein des écoles malgaches. Car pour tous ces écoliers pour qui Internet est inaccessible, les « vacances COVID » perdurent. Seules les classes « d’examen » ont repris les cours mais les directeurs d’établissement ne souhaitaient pas que Delphine intervienne dans ces classes.

A l’ISTE, nous avons repris les cours sur place depuis le 28 avril. Nous avons adapté les horaires, rendu le port de masque obligatoire et mis en place des mesures de distanciation. Nous sommes reconnaissant d’avoir pu achever tous les cours de l’année académique ce mardi 30 juin, avec seulement 3-4 semaines de retard sur le programme initial.

Toutefois, la fin d’année a été éprouvante. Les étudiants et professeurs sont particulièrement fatigués par ces conditions très particulières. De plus, depuis début juin, il fait froid à Tananarive (c’est l’hiver austral). Même si les températures hivernales oscillent généralement entre 8°-10° la nuit et 19°-23° en début d’après-midi, les maisons ne sont ni isolées, ni chauffées : la température extérieure est donc aussi celle à l’intérieur. Ce froid provoque chaque année diverses épidémies saisonnières (grippe, bronchites, pneumonies, etc.). De fait, beaucoup d’étudiants et de professeurs ont été malades ces dernières semaines. Un de nos professeurs a même été hospitalisé une dizaine de jours, atteint de la Typhoïde.

Heureusement, tous sont maintenant de nouveau « sur pieds », prêts à affronter la période d’examens, du 7 au 17 juillet !

Pour plus d’infos sur l’ISTE :

Confinés à Madagascar pour les vacances

Avant la pandémie, nous avions prévu de passer juillet-août en France. Étant donné que les frontières sont toujours fermées (et qu’elles devraient l’être pour quelque temps encore), il nous a paru plus sage de renoncer à ce voyage. Nous aurions peut-être pu trouver une place sur un vol de rapatriement, mais les frais importants et le risque de rester bloqués en France nous en ont dissuadé. 

Par conséquent, nous passerons les vacances à Madagascar. Nous espérons que, d’ici le mois d’août, la circulation entre les provinces soit de nouveau autorisée. Histoire de pouvoir rejoindre la côte, au climat et au cadre plus propices au ressourcement.

Et ensuite…

En septembre, notre fils Ethan entrera en 6e et rejoindra ainsi sa soeur au Lycée Français. Finis les trajets en bus, 5 minutes à pieds suffiront désormais pour aller en cours !

A l’ISTE, la prochaine année académique se prépare déjà. La grande nouveauté sera la mise en place d’une année de Master 2 bien plus structurée, avec une obligation de présence à l’ISTE pour les étudiants préparant leur mémoire. 

La mission de Delphine avec le Défap s’achève à la fin du mois d’août. Une nouvelle étape s’ouvre donc pour elle.  Elle espère pouvoir utiliser le temps disponible pour améliorer son malgache et mettre en oeuvre ses dons et compétences au service des églises. 

La fin de sa mission implique aussi la fin des revenus qui étaient liés. Nous sommes donc à la recherche d’un financement complémentaire, nécessaire pour couvrir nos besoins quotidiens. 

Vidéo bonus

Nous venons de réaliser une petite vidéo de présentation de notre mission. Vous la trouverez en première page de ce blog, ainsi que ci-dessous. N’hésitez pas à faire connaître notre blog à ceux que cela pourrait intéresser. 

2 thoughts on “Confinés à Madagascar

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